Taiji Quan

Le Taiji Quan (aussi écrit Tai Chi Chuan) fait partie des arts martiaux chinois. Il est une discipline corporelle qui passe par l’apprentissage d’un enchaînement de mouvements continus et circulaires, exécutés avec lenteur et précision dans un ordre préétabli. Il met l’accent sur la maîtrise de la respiration et permet d’améliorer la souplesse, renforce les muscles, tendons, articulations, colonne vertébrale (= système musculo-squelettique).

 

Ico_Tai

Tai – Très

Ico_Ji
Ji – Sommet, quelque chose de (très) grand, de suprême
ico_Quan
Quan – poing, boxe

Il aide à maintenir une bonne santé physique, mentale et spirituelle. Grâce à son côté méditatif, il permet d’apaiser le mental et améliore la concentration, la vivacité de l’esprit et la mémoire. On constate une meilleure conscience de soi et de son environnement. La pratique vise à mettre les forces YIN/YANG du corps en équilibre grâce à la circulation du Qi (énergie vitale).

A l’origine, la société chinoise a dû développer des techniques de combat pour lutter contre les envahisseurs. Il était transmis au sein de familles entre maître et disciples dans le plus grand secret.

Dans ces techniques de combat (Taiji Quan), deux grandes écoles existent. Elles prônent deux approches:

  • Externe (Wei Gong) fondée par Bodhidharma (fin 5 – 6 siècle), dit « Da Mo » en chinois, dans le monastère Shaolin pour prêcher le Dharma selon la voie du bouddhisme Mahayana. Là, il constata le piètre état physique des moines et il développa l’enseignement des arts martiaux afin de fortifier le corps et l’esprit. Il s’inspira des techniques de combat et privilégia la force musculaire pour lutter contre un adversaire.
  • Interne (Nei Gong) fondée par Zhang Sanfeng (1127-1279). C’est dans les monts Wudang que naquit le Taiji Quan selon la voie de la philosophie taoïste. L’histoire raconte qu’il se serait inspiré d’un combat entre un oiseau (grue blanche) et un serpent pour concevoir les enchaînements. Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d’emprise à son adversaire. Les maîtres développent la force intérieure pour neutraliser leur attaquant. Plusieurs écoles ont ainsi vu le jour. La première école provient de la famille CHEN et date du 17e siècle. Une autre a été créée par la famille de YANG Luchan (1789-1872). Cependant, il existe d’autres écoles familiales comme WU, GUO, SUN

Actuellement, le Taiji Quan est considéré comme une gymnastique énergétique globale qui fait partie des 5 branches de la médecine traditionnelle chinoise outre l’acupuncture, la pharmacopée, les massages et la diététique. Il est pratiqué essentiellement en posture verticale.

En 1976, lors de l’ouverture des universités en Chine, il est devenu une discipline accessible à la masse et est enseignée dans les programmes d’éducation physique universitaire. De nos jours, des millions de Chinois le pratiquent quotidiennement pour des raisons de santé car il a une visée thérapeutique [1] et/ou de développement personnel.

Cependant, n’oublions pas qu’il découle des arts martiaux et que, lors de nos mouvements, nous en appliquions ses principes de base. A défaut, il perdrait toute crédibilité. Dans la pratique, on déroule un fil de soie sans interrompre le mouvement tout en cultivant la force interne, le Nei Dan, et on y place de l’intention, le Yi. C’est ce qui constitue la différence principale entre le Taiji Quan et le Qi Gong.

[1] Exemples: réduire le risque de chute et améliorer l’équilibre des personnes âgées – Aider au contrôle de l’hypertension et réduire les risques de maladies cardio-vasculaires – Améliorer le sommeil des personnes âgées – Promouvoir la santé mentale – Améliorer la capacité pulmonaire – Réduire certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde – Soulager l’arthrose du genou – Réduire les symptômes de la fibromyalgie – Aider à diminuer les symptômes de la maladie de Parkinson. 

En guise de conclusion:

Le Taiji Quan et le Qi Gong sont caractérisés par un entraînement énergétique et ils peuvent avoir une visée thérapeutique ou de maintien de la santé pour promouvoir la longévité.